AlgĂ©rie Gouvernement gĂ©nĂ©ral, sĂ©rie H – Affaires indigĂšnes 17 H - Service de la justice musulmane : quelques dossiers individuels de cadis et de bachadels ; Organisation judiciaire concernant essentiellement les Territoires du sud (1843-1948).- 7,2 ml. AlgĂ©rie, Gouvernement gĂ©nĂ©ral, sĂ©rie T - Justice LasĂ©rie H des Archives du Gouvernement gĂ©nĂ©ral de l'AlgĂ©rie est l'une des plus importantes et des plus frĂ©quemment consultĂ©es avec la SĂ©rie E (Correspondance politique gĂ©nĂ©rale des Gouverneurs gĂ©nĂ©raux du XIXĂš siĂšcle) et la SĂ©rie L (Colonisation). Les fonds qui constituent cette sĂ©rie ont Ă©tĂ© versĂ©s aux Archives centrales par les Services des Affaires musulmanes et 3 LE PEÑON D'ALGER OU LES ORIGINES DU GOUVERNEMENT TURC EN ALGÉRIE. Dans ce petit opuscule, BERBRUGGER nous done le rĂ©cit des Ă©vĂ©nements politiques et militaires qui ont couvert la pĂ©riode de 19 ans qui marque le dĂ©but de la fondation du royaume d'Alger. 4° ALGER AU XVIIIe SIÈCLE. Le fameux orientaliste Jean-Michel de VENTURE DE PARADIS 34Dansleur Ă©valuation de la candidature de JosuĂ© Hassan, les diffĂ©rents services consultĂ©s (mairie de Mascara, prĂ©fecture d’Oran, service des Affaires indigĂšnes du Gouvernement gĂ©nĂ©ral), insistent sur les « attaches » du postulant avec la France (habitant l’AlgĂ©rie depuis sa naissance, lettre de recommandation du sous-secrĂ©tariat d’État des Colonies). La Leproconsulat du GĂ©nĂ©ral Bugeaud. Le 31 octobre 1838, les termes « possessions françaises dans le Nord de l’Afrique » sont supprimĂ©s au profit du nom de « AlgĂ©rie ». Vay Tiền Nhanh Ggads. GGA 1E 1-248, 2E 1-18, 1EE 1-56, 2EE 1-19, 3E 1-101 SĂ©ries E et EE 1830/1892 Gabriel Esquer, archiviste-bibliothĂ©caire honoraire, et Émile Dermenghem, archiviste-bibliothĂ©caire, du Gouvernement gĂ©nĂ©ral de l'AlgĂ©rie Archives nationales d'outre-mer Aix-en-Provence Instrument de recherche rĂ©digĂ© enfrançais Scope and content La sĂ©rie E des Archives du Gouvernement gĂ©nĂ©ral de l'AlgĂ©rie dite Correspondance gĂ©nĂ©rale » est formĂ©e des documents dĂ©signĂ©s jusqu'en 1909 sous le terme assez vague de cartons politiques ». Elle n'a sans doute pas Ă©tĂ© constituĂ©e selon les rĂšgles prĂ©cises de l'archivistique, mais a le grand mĂ©rite de rassembler l'essentiel de ce qui peut ĂȘtre trouvĂ© Ă  Aix sur l'histoire des premiĂšres dĂ©cennies de l'AlgĂ©rie se prĂ©sente comme une collection un peu factice d'originaux et de copiesCf. G. Esquer, "Les archives algĂ©riennes et les sources de l'histoire de la conquĂȘte", dans Annales universitaires de l'AlgĂ©rie et tirage Ă  part. 1912. — Les sources de l'histoire de l'AlgĂ©rie, chapitre XV de Histoire et historiens de l'AlgĂ©rie, 1931 Collection du Centenaire. rĂ©unis peut-ĂȘtre par VaudouardVaudouard, archiviste du ministĂšre de l'AlgĂ©rie, Ă  Paris, vint Ă  Alger en 1860 comme archiviste, quand ce ministĂšre eut Ă©tĂ© supprimĂ© aprĂšs une brĂšve existence. Il y resta jusqu'en 1866, avec une interruption de 1863 Ă  1865. et comprend bon nombre de minutes de lettres des ministres de la Guerre. Il semble, Ă©crit Gabriel Esquer, que l'on ait voulu rassembler ou reconstituer au Gouvernement gĂ©nĂ©ral la correspondance politique et administrative Ă©changĂ©e entre les commandants en chef, puis les gouverneurs gĂ©nĂ©raux et le gouvernement ».Elle concerne surtout la pĂ©riode qui va de 1830 Ă  1849. La correspondance du marĂ©chal Randon et du ministĂšre de l'AlgĂ©rie et des Colonies, entre 1851 et 1859, est relativement moins papiers Abd el-Kader vont jusqu'en 1892 et concernent surtout sa captivitĂ© et son partie des lacunes est comblĂ©e grĂące aux registres gĂ©nĂ©ralement trĂšs complets et bien tenus, qui contiennent au moins la correspondance au dĂ©part et constituent la sĂ©rie EE. Riches et nombreux jusque vers 1860, ils deviennent plus sommaires et comportent surtout les rapports gĂ©nĂ©raux et situations politiques depuis cette date jusqu'en 1891, avec cependant des sections importantes sous Mac Mahon, de Gueydon et Chanzy. Le dernier de ces registres nous conduit Ă  ailleurs, deux fonds sont venus se joindre au fonds principal le fonds Bugeaud, 2 E 1-18, 2 EE 1-19, et le fonds Gueydon, 3 E 1-101. System of arrangement L'abondance des documents qui constituent la sĂ©rie E du Gouvernement gĂ©nĂ©ral de l'AlgĂ©rie, et plus encore la diversitĂ© des expĂ©diteurs et destinataires des courriers qui y sont conservĂ©s, interdit d'en donner une description intĂ©grale. NĂ©anmoins, l'optique retenue par G. Esquer et É. Dermenghem, comme la pratique de rĂ©daction des inventaires l'autorisait au moment de la rĂ©daction de cet ouvrage, a Ă©tĂ© de mettre en avant certains documents plus que d'autres au sein des liasses et registres il pourrait Ă©chapper au lecteur pressĂ© qu'il ne s'agit pas de dĂ©crire l'intĂ©gralitĂ© des ensembles. En rĂ©alitĂ©, leur contenu est plus riche que ne le laissent supposer les diversitĂ© des sujets traitĂ©s dans un fonds intitulĂ© "Correspondance politique gĂ©nĂ©rale" interdit de retenir un ordonnancement logique et structurĂ© de leur contenu la mĂȘme information peut se retrouver Ă  plusieurs endroits. Cela signifie qu'il faut parcourir l'ensemble de l'ouvrage si l'on cherche une information prĂ©cise et sans doute consulter un grand nombre de dossiers. Conditions governing access Communication uniquement sur microfilm Publiable sur internet Physical description 8,80 Keywords Records creator Gouvernement gĂ©nĂ©ral de l'AlgĂ©rie Le statut juridique du Maghreb Comme s’ils avaient soudain dĂ©couvert un concept nouveau, les Français et les AlgĂ©riens livrent bataille autour de la notion d’intĂ©gration. Celle-ci est pourtant aussi ancienne que la conquĂȘte elle-mĂȘme et la lutte n’a guĂšre cessĂ© depuis entre deux tendances dont l’une qui Ă©tait appelĂ©e assimilation et non intĂ©gration » tendait Ă  lier Ă©troitement l’AlgĂ©rie et la mĂ©tropole, et l’autre Ă  lui confĂ©rer une certaine autonomie administrative et financiĂšre. Le rĂ©gime juridique de l’AlgĂ©rie se prĂ©sente donc comme un compromis entre ces deux points de vue. Durant tout le dix-neuviĂšme siĂšcle la tendance visant Ă  lier l’AlgĂ©rie Ă  la mĂ©tropole se manifesta avec vigueur. Ce territoire ne fut jamais confondu avec les colonies traditionnelles Ă  partir de 1871 il dĂ©pend du ministĂšre de l’intĂ©rieur. Les provinces primitivement constituĂ©es sont remplacĂ©es peu Ă  peu par des dĂ©partements, en 1848 et en 1870, dont l’administration est analogue Ă  celle des dĂ©partements français. En 1858 le gouvernement gĂ©nĂ©ral est supprimĂ©, l’administration algĂ©rienne directement rattachĂ©e au gouvernement mĂ©tropolitain, de nombreux services publics reliĂ©s aux divers dĂ©partements ministĂ©riels. Mais une autre tendance ne tarda pas Ă  apparaĂźtre. Le gouvernement gĂ©nĂ©ral iut restaurĂ© peu de temps aprĂšs avoir Ă©tĂ© supprimĂ©, tandis qu’étaient créées en 1898 sur le territoire algĂ©rien des assemblĂ©es reprĂ©sentatives ; ce furent les dĂ©lĂ©gations financiĂšres, dont les membres Ă©taient Ă©lus. La loi du 19 dĂ©cembre 1900, enfin reconnaĂźt Ă  l’AlgĂ©rie la personnalitĂ© juridique, lui confĂšre un budget spĂ©cial, sĂ©parĂ© du budget mĂ©tropolitain. Mais il y a plus grave, car si l’on descend du niveau des principes Ă  celui des faits, on s’aperçoit que la politique suivie alors ignorait Ă©galement les deux tendances. L’AlgĂ©rie fut gĂ©rĂ©e au siĂšcle dernier par un systĂšme d’administration directe Ă  peine tempĂ©rĂ©. Les mots font ici illusion, car ils ne recouvrent pas en France et en AlgĂ©rie les mĂȘmes vĂ©ritĂ©s les communes mixtes, par exemple, qui sont dirigĂ©es par un administrateur, n’ont aucun rapport avec les communes telles que nous les concevons dans la mĂ©tropole. Et les communes de plein exercice, elles-mĂȘmes, s’étendent parfois sur des territoires trop vastes pour justifier la comparaison avec les communes françaises. Au reste, comment parler d’une politique d’assimilation, alors que les musulmans d’AlgĂ©rie Ă©taient privĂ©s de la citoyennetĂ© ? Certes, l’ordonnance du 22 juillet 1834, en dĂ©clarant l’AlgĂ©rie terre française, accordait implicitement la nationalitĂ© française aux musulmans. Pourtant ceux-ci durent attendre le Senatus Consulte du ... Taille de l’article complet 1 495 mots. Cet article est rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s Ă  notre offre d'archives LycĂ©es, bibliothĂšques, administrations, entreprises, accĂ©dez Ă  la base de donnĂ©es en ligne de tous les articles du Monde diplomatique de 1954 Ă  nos jours. Retrouvez cette offre spĂ©cifique. Le prĂ©sident Abdelmadjid Tebboune avait limogĂ© mardi 14 juin dernier le ministre des Finances Abderrahmane Raouya, quatre mois seulement aprĂšs sa nomination, avait annoncĂ© le prĂ©sidence algĂ©rien sans prĂ©ciser les raisons de cette Ă©viction. En rĂ©alitĂ©, ce limogeage n’en est pas un rĂ©ellement car il s’avĂšre que c’est Abderrahmane Raouya qui avait fait part de son souhait de partir et de quitter ses fonctions Ă  la suite d’un diffĂ©rend majeur avec le cabinet du Chef de l’Etat concernant le mode gestion de la crise politique opposant l’AlgĂ©rie Ă  l’Espagne, a pu confirmer AlgĂ©rie Part au cours de ses il avait Ă©tĂ© prĂ©cĂ©demment rapportĂ© par AlgĂ©rie Part, Abderrahmane Raouya n’avait pas voulu cautionner le dispositif de sanctions Ă©conomiques et financiĂšres adoptĂ©es par les autoritĂ©s algĂ©riennes contre l’Espagne Ă  la suite de la suspension par le rĂ©gime Tebboune le 8 juin dernier du TraitĂ© d’amitiĂ© qui lie les deux pays depuis 20 ans. ConvoquĂ© au cabinet du PrĂ©sident de la RĂ©publique au niveau du Palais PrĂ©sidentiel d’El-Mouradia, Abderrahmane Raouya avait tentĂ© de faire de la pĂ©dagogie en expliquant aux conseillers e Tebboune que la brutalitĂ© des sanctions visant Ă  geler ou rĂ©duire drastiquement le commerce extĂ©rieur avec l’Espagne, l’un des partenaires Ă©conomiques europĂ©ens les plus importants de l’AlgĂ©rie, aura des graves consĂ©quences Ă©conomiques et financiĂšres sur le pays notamment auprĂšs des entreprises algĂ©riennes qui importent ou exportent vers l’ nos investigations, Abderrahmane Raouya avait vivement dĂ©conseillĂ© de recourir Ă  cette option hasardeuse consistant Ă  interdire ou gel toutes les opĂ©rations de commerce extĂ©rieur avec l’Espagne en contraignant les banques algĂ©riennes Ă  suspendre les domiciliations bancaires relatives Ă  des opĂ©rations d’importation depuis l’Espagne. Les conseils de Raouya n’ont pas Ă©tĂ© pris en compte et, pis encore, son refus de cautionner l’approche radicale privilĂ©giĂ©e par le Palais PrĂ©sidentiel d’El-Mouradia a fini par provoquer de vives tensions au sein du gouvernement Raouya a Ă©tĂ© ensuite humiliĂ©e Ă  partir du 9 juin dernier lorsque le cabinet d’Abdelmadjid Tebboune prend attache avec le DĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral de l’Association professionnelle des banques et des Ă©tablissements financiers ABEF, Rachid BelaĂŻd, afin de communiquer des instructions nettes et prĂ©cises aux banques algĂ©riennes leur demandant de suspendre les financements dĂ©diĂ©s aux Ă©changes commerciaux entre l’AlgĂ©rie et l’Espagne. Rachid Belaid a accompli ainsi le sale boulot » dont Raouya refusait d’endosser la responsabilitĂ©. RejetĂ© par le Palais PrĂ©sidentiel et mis Ă  l’écart dans son propre secteur au profit d’une simple association ne disposant d’aucune autoritĂ©, Abderrahmane Raouya a prĂ©fĂ©rĂ© rentrer chez lui ». Son voeu a Ă©tĂ© rapidement exaucĂ© et Tebboune transforme ce dĂ©part en limogeage » afin de sauver les apparences dans cette troublante affaire qui en dit long sur les divergences minant profondĂ©ment de l’intĂ©rieur le rĂ©gime Raouya, 61 ans, avait Ă©tĂ© nommĂ© ministre des Finances lors d’un mini-remaniement ministĂ©riel opĂ©rĂ© par Abdelmadjid Tebboune le 17 fĂ©vrier. Jusqu’à alors, le portefeuille des Finances Ă©tait dĂ©tenu par le Premier ministre AĂŻmene Benabderrahmane. Vichy a internĂ© des milliers de soldats juifs dĂ©mobilisĂ©s en 1940 dans des camps de travail dans le Sud une page sombre de l'Histoire, longtemps restĂ©e cachĂ©e dans les archives de l’armĂ©e française les camps de travail en Afrique du Nord, oĂč ont Ă©tĂ© internĂ©s les soldats juifs dĂ©mobilisĂ©s aprĂšs la dĂ©faite de 1940. Le 24 octobre 1870, le dĂ©cret CrĂ©mieux, du nom du ministre de la Justice de l'Ă©poque, attribue la citoyennetĂ© française aux juifs d’AlgĂ©rie, avec l’idĂ©e de rattacher un peu plus l’AlgĂ©rie Ă  la France. Mais 70 ans plus tard, le dĂ©cret CrĂ©mieux est abrogĂ© d’un trait de plume au lendemain des lois anti-juives adoptĂ©es par le rĂ©gime de Vichy. Le 3 octobre 1940, les 110 000 juifs d'AlgĂ©rie cessent d'ĂȘtre des citoyens français, y compris les anciens combattants de 1914, ceux qui avaient survĂ©cu aux batailles de Verdun, du Chemin des dames ou des Dardanelles Bosphore. En 1941,18 500 enfants juifs sont chassĂ©s de l’école publique. Un numĂ©rus clausus est appliquĂ© aux Ă©lĂšves et aux professeurs juifs dans l’enseignement primaire, secondaire et les universitĂ©s. Les fonctionnaires sont rĂ©voquĂ©s et les mĂ©tiers de mĂ©decin, d’avocat ou de la presse leur sont interdits. "L'ampleur du traumatisme est Ă  la mesure de leur assimilation"
 "pour une communautĂ© qui avait multipliĂ© les marques d’amour envers la RĂ©publique sur laquelle se focalisaient toutes les espĂ©rances", Ă©crit l’historien Benjamin Stora dans son livre Les trois exils juifs d’AlgĂ©rie. Moins connue, mais tout aussi tragique, l’histoire des soldats juifs engagĂ©s en 1939, dĂ©chus de la nationalitĂ© française par Vichy et enfermĂ©s dans des camps de travail en AlgĂ©rie, en Tunisie et au Maroc. En septembre 1939, lors de la dĂ©claration de guerre, les jeunes Français sont mobilisĂ©s en AlgĂ©rie comme en mĂ©tropole. Parmi eux, plusieurs milliers de juifs rejoignent leurs unitĂ©s, mais la dĂ©bĂącle de mai-juin 40 arrĂȘte les combats. Les militaires juifs se trouvent alors dans la situation difficile d'ĂȘtre les soldats d'une armĂ©e aux ordres de Vichy et de ses lois anti-juives. Celles-ci vont ĂȘtre appliquĂ©es avec un zĂšle tout particulier dans les dĂ©partements français d’AlgĂ©rie. En avril 1941, les soldats juifs d'Afrique du Nord sont emmenĂ©s dans les camps d’internement de Bedeau dans l'Oranais et de Teleghma dans le Constantinois. Dans un courrier du 28 fĂ©vrier 1941, le gĂ©nĂ©ral Huntziger, secrĂ©taire d’Etat Ă  la Guerre sous Vichy, s’adresse au GĂ©nĂ©ral Weygand, dĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral du gouvernement de Vichy en Afrique française "Les rapports sur l'Ă©tat d'esprit des troupes de l'Afrique du Nord font ressortir que les juifs demeurĂ©s dans les unitĂ©s ont une influence nĂ©faste et que, par leur manque de sens national, ils nuisent au bon moral dans ces unitĂ©s. ... Je vous demande de faire cesser cet Ă©tat de choses et de retirer tous les juifs des unitĂ©s de l'Afrique du Nord." Cette lettre exhumĂ©e par le journaliste Jean-Dominique Merchet en 1997 dormait depuis la fin de la Seconde guerre mondiale dans les archives de l'armĂ©e au chĂąteau de Vincennes. Ces militaires juifs affectĂ©s dans ces camps de travail ne constituent qu'une partie de l'ensemble des juifs internĂ©s en Afrique du Nord. L' historien Robert O. Paxton avance le chiffre de 14 000 Ă  15 000 personnes qui furent soumises Ă  de mauvais traitements par les autoritĂ©s françaises. L’historien amĂ©ricain a recensĂ©s jusqu’à seize camps de travaux forcĂ©s rĂ©partis en Afrique du Nord. Des camps extrĂȘmement durs, le plus souvent gardĂ©s par des membres de la LĂ©gion française des combattants, milice vichyste pro-nazie. Ces camps regroupent les soldats juifs algĂ©riens des classes 1938 et 1939, mais aussi des opposants, des communistes ou des francs-maçons. Ils sont affectĂ©s Ă  des travaux de terrassement, mais le plus souvent Ă  "l'Ă©puisante et mortelle corvĂ©e de caillasse", selon les tĂ©moignages des "dĂ©tenus" du camp de Bedeau, dans la rĂ©gion de Tlemcen. "MalgrĂ© le climat glacial la nuit, et torride le jour, les hommes sont logĂ©s sous la tente dans des conditions d'hygiĂšne prĂ©caire. Ils ont des vĂȘtements de rebut et une nourriture insuffisante ... Ils y endurent le froid, la faim, les brimades" Archives du centre de documentation juive contemporaine En novembre 1942, les AmĂ©ricains dĂ©barquent en AlgĂ©rie et au Maroc, mais les "Groupes de travailleurs israĂ©lites" ne disparaĂźtront pas avant avril 1943. Un document de l'Ă©poque dĂ©nonce le fait que "les travailleurs qui sont suspectĂ©s de sentiments pro-amĂ©ricains sont sĂ©vĂšrement punis ou battus". A leur arrivĂ©e en AlgĂ©rie, les Anglo-AmĂ©ricains dĂ©nombrent 2 000 dĂ©tenus dans ces camps. Les militaires fidĂšles Ă  Vichy redoutent surtout de voir ces jeunes soldats juifs rejoindre les Français libres de Leclerc, alors qu'Ă  Alger la bataille fait rage entre giraudistes et gaullistes. Il faut attendre la victoire dĂ©finitive de ces derniers pour que les camps de travail soient finalement fermĂ©s, entre avril et juillet 1943. Quant au dĂ©cret CrĂ©mieux, il est rĂ©tabli en AlgĂ©rie le 18 mars 1943, quand les vichystes sont affaiblis en Afrique du Nord. Beaucoup de ces prisonniers s'engageront immĂ©diatement pour participer aux campagnes d'Italie et de Provence jusqu’en Allemagne, oĂč ils participeront Ă  la libĂ©ration des camps. Le 18 mars 2012 marque le 50e anniversaire des accords d'Evian, qui ont mis fin en 1962 Ă  la guerre d'AlgĂ©rie. Si le conflit a longtemps Ă©tĂ© dĂ©signĂ© sous le terme "d'Ă©vĂ©nements", ce sont bien des images de guerre qui restent, aujourd'hui, de ces huit annĂ©es meurtriĂšres. Photos d'archives. AFP PubliĂ© le 15-03-2012 - Mis Ă  jour le 19-03-2012 Ă  14h53 Le 18 mars 2012 marque le 50e anniversaire des accords d'Evian, qui ont mis fin en 1962 Ă  la guerre d'AlgĂ©rie. Si le conflit a longtemps Ă©tĂ© dĂ©signĂ© sous le terme "d'Ă©vĂ©nements", ce sont bien des images de guerre qui restent, aujourd'hui, de ces huit annĂ©es meurtriĂšres. Photos d'archives. AFP Une sĂ©rie d'attentat perpĂ©trĂ©s par le FLN Front de libĂ©ration nationale marque, le 1er novembre 1954, le commencement de l'insurrection. Parmi les cibles, cet entrepĂŽt prĂšs de Boufarik. AFP Montage de photos de huit des neuf "chefs historiques" du FLN de gauche Ă  droite, en haut le futur prĂ©sident algĂ©rien Ahmed Ben Bella, Hocine AĂŻt Ahmed, Mohamed Khider et Larbi Ben M'hidi ; en bas Mohammed Boudiaf, Rabah Bitat, Krim Belkacem et Mostefa Ben BoulaĂŻd. Le neuviĂšme est Didouche Mourad. AFP Le massacre de civils fomentĂ© par le FLN dans le dĂ©partement de Constantine, en aoĂ»t 1955, dĂ©bouche sur une rĂ©pression sanglante menĂ©e par l'armĂ©e française. Des milliers de prisonniers algĂ©riens sont abattus. AFP AoĂ»t 1955. Les patrouilles motorisĂ©es sillonnent les routes du Constantinois Ă  la poursuite des insurgĂ©s. COLLECTION YLI/SIPA Un parachutiste de l'armĂ©e française saute lors d'une opĂ©ration, en 1955. Mildew Design Ltd. / Re/REX/SIPA Mars 1956. 500 soldats venus de mĂ©tropole dĂ©barquent du "Sidi Ferruch", Ă  Alger, afin de renforcer la prĂ©sence militaire française sur le sol algĂ©rien. AFP Avril 1956. Un camion calcinĂ© aprĂšs un attentat commis sur la route nationale n°8, entre Tablat et Bir Rabalou. Les combattants du FLN ont attaquĂ© un autocar, deux camions et un scooter, puis tuĂ© les occupants des vĂ©hicules. AFP Le mĂȘme mois, des parachutistes français dĂ©ciment un groupe de combattants indĂ©pendantistes lors d'une importante opĂ©ration hĂ©liportĂ©e dans le Nord Constantinois. AFP Un AlgĂ©rien devant un char de l'armĂ©e, en 1956. ECLAIR MONDIAL/SIPA Mars 1957. Les parachutistes du colonel Bigeard interrogent Omar Merouane, soupçonnĂ© d'avoir commis de nombreux attentats, qu'ils viennent d'arrĂȘter Ă  Saint-EugĂšne. Jacques GREVIN/AFP Juin 1957. Le FNL massacre les 300 habitants du village de Melouza, qui Ă©tait favorable Ă  un mouvement indĂ©pendantiste rival, le Mouvement national algĂ©rien MNA de Messali Hadj. COLLECTION YLI/SIPA Sous la conduite du gĂ©nĂ©ral Massu, l'armĂ©e française dĂ©mantĂšle une partie du FLN lors de la bataille d'Alger, en 1957. Une victoire qui s'obtient au prix d'une pratique gĂ©nĂ©ralisĂ©e de la torture. AFP La possible ouverture de nĂ©gociations avec le FLN par le gouvernement Pierre Pflimlin suscite la colĂšre des partisans de l'AlgĂ©rie francaise, qui manifestent en masse le 16 mai 1958. Ceux-ci en appellent au gĂ©nĂ©ral de Gaulle pour maintenir la souverainetĂ© de la France sur l’AlgĂ©rie. DALMAS/SIPA "Je vous ai compris !" leur lance le gĂ©nĂ©ral de Gaulle lors de son cĂ©lĂšbre discours d'Alger, peu aprĂšs son investiture, le 4 juin 1958. AFP Deux ans plus tard, face Ă  la mutation en mĂ©tropole du gĂ©nĂ©ral Massu et Ă  l'Ă©ventualitĂ© de nĂ©gociations avec le Gouvernement provisoire de la rĂ©publique algĂ©rienne GPRA, les partisans de l'AlgĂ©rie française dressent des barricades dans les rues d'Alger, en janvier 1960. AFP DĂ©cembre 1960. Des manifestations indĂ©pendantistes tournent Ă  l'Ă©meute. Ci-dessus, des cocktails Molotov sont lancĂ©s contre une compagnie de gendarmes qui interviennent Ă  Alger. AFP Un soldat français saluant un harki, en dĂ©cembre 1960. Environ soldats algĂ©riens ont combattu aux cĂŽtĂ©s des troupes françaises lors de la guerre d'AlgĂ©rie. DALMAS/SIPA 8 janvier 1961. Le rĂ©fĂ©rendum sur l'autodĂ©termination en AlgĂ©rie ouvre la voie Ă  l’indĂ©pendance. DALMAS/SIPA 21 avril 1961 le putsch des gĂ©nĂ©raux. Raoul Salan, Edmond Jouhaud, Maurice Challe et AndrĂ© Zeller tentent de prendre le contrĂŽle d'Alger pour protester contre la politique de dĂ©colonisation du gĂ©nĂ©ral de Gaulle. Leur opĂ©ration Ă©choue au bout de quelques jours. DALMAS/SIPA À Paris, le 17 octobre 1961, une manifestation pacifique pour l'indĂ©pendance est rĂ©primĂ©e dans le sang. Des dizaines d'AlgĂ©riens perdent la vie dans la rĂ©pression orchestrĂ©e par le prĂ©fet de police de la Seine, Maurice Papon. AFP Un graffiti de l'OAS Ă  Paris, en 1962. Créée l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente pour dĂ©fendre l'AlgĂ©rie française, l'Organisation armĂ©e secrĂšte mĂšne une politique de la terre brĂ»lĂ©e avec de nombreux attentats en AlgĂ©rie et en mĂ©tropole. DALMAS/SIPA Le 18 mars 1962, la signature des accords d'Evian met un terme Ă  huit annĂ©es de conflit. Un cessez-le-feu est proclamĂ© dĂšs le lendemain. Ci-dessus, la dĂ©lĂ©gation algĂ©rienne. AFP Le 8 avril, les Français approuvent massivement, par rĂ©fĂ©rendum, les accords d'Evian et l'autodĂ©termination algĂ©rienne. AFP Des centaines de milliers de Pieds-noirs sont rapatriĂ©s dans les mois qui suivent. Les harkis restĂ©s en AlgĂ©rie et abandonnĂ©s par l'État français seront persĂ©cutĂ©s. AFP 4 aoĂ»t 1962. La foule acclame le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du FLN, Ahmed Ben Bella, Ă  son arrivĂ©e Ă  Alger. Il deviendra le premier prĂ©sident de la RĂ©publique algĂ©rienne en 1963. AFP

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